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D’une aventure à une profession, étonnant parcours de Makolo Serge.

Mumbere Makolo Serge, est un sportif patineur congolais. Avec ses souliers à pneu, ce jeune ne cesse d’épater plus d’un dans les rues asphaltées de Goma.  Nous vous proposons sa biographie pour savoir comment est-il arrivé jusqu’à être sélectionné dans l’équipe nationale de la discipline.

Serge Makolo en entrainement à Goma.  Ph. Vital Matafula

Serge Makolo en entrainement à Goma. Ph. Vital Matafula

Par Vital Matafula et Akilimali Saleh

Depuis son très jeune âge, Serge MAKOLO rêvait d’abord de devenir musicien. « Pendant tout mon parcours à l’école primaire, je faisais partie des petits groupes de musique avec des gens qui aujourd’hui, certains d’entre eux sont devenu des vrais musiciens. » dit-il.

Serge MAKOLO est né à Kyondo, village situé dans le territoire de Beni en province du Nord-Kivu, le 6 septembre 1992.

Il commence ses études primaires à l’école primaire Kavahendi de Butembo en septembre 1999. Le jeune passe six ans à cette école avant de passer deux autres années du cycle d’orientation à l’institut de Butembo de 2006 à 2008. Il fut choisi vers la fin de l’année pour vivre avec son grand père à Goma, vu qu’il est le fils ainé dans une famille de quatre garçons.

Arrivé à Goma en 2008, Serge n’a pas tardé à se faire des amis. La majorité des amis qu’il avait rencontrés, étaient aussi artistes comme lui mais eux des dessinateurs. Avec un sourire, il nous explique : « Je m’intéressai également au dessin, et j’ai vite découvert que je pouvais être un bon dessinateur qu’un musicien. » Pour des raisons de dessin, Serge MAKOLO  décide de faire les Maths Physiques aux humanités à l’institut de Goma, et cela pendant deux ans seulement (en 3ème et 4ème années). En 2012, il entre en 5ème année biologie-chimie à l’institut Faradja.

C’est à cette institution qu’il découvrira sa passion et profession. Le jeune jusqu’ici dessinateur, fait connaissance d’un jeune patineur expérimenté du nom d’Héritier MATABISHI. « Hériter avant de vivre à Goma, il restait à Kampala où il a appris à patiner ». Epaté par les talents de celui-ci, Serge MAKOLO trouve intérêt à apprendre aussi à rouler sur des souliers à pneus. Vu qu’il n’avait pas des moyens pour se payer les siens, Serge se faisait prêter l’équipement d’Héritier chaque fois que celui-ci lui apprenait un exercice.

Ce patineur nous confie que « suite à des difficultés d’ordre financières en 2013, j’ai suspendu les études et j’en ai profité pour apprendre à bien patiner. »  Quelques mois après, grâce au travail de peintre-dessinateur, il se procura  une paire de patins pour ainsi faciliter ses entrainements qui étaient toujours dirigés par Héritier, son coach.

L’institut Mwanga l’accueillera pour terminer ses études. En même temps, il a l’idée de former d’autres jeunes dans le patinage. « Je profitais de chaque week-end pour apprendre le roller sport à d’autres jeunes qui de plus en plus ne cessaient de s’intéresser à ce sport. » declare-il.

Avec les jeunes qui savaient déjà patiner, Serge trouva qu’il fallait continuer à patiner mais autrement. Il nous a dit : « Vu que nous étions nombreux, je n’ai pas tardé à créer le club ».  Serge MAKOLO devient responsable du club « SBT » qui veut dire : « Skate Big Tallent ». En français  « le grand tallent du patin », SBT devient le premier club de patinage à l’est de la RDC.

Tous ces jeunes ont alors évolué ensemble jusqu’en 2016 quand certains d’entre eux qui se jugeaient déjà capables de voler de leurs propres ailes, ont décidé de créer leurs clubs. «L’effectif de SBT a baissé  se confie-t-il. Je me suis dit que ce sport devient donc avec le temps professionnel. Je reprends alors la formation d’autres Riders  dont cette fois, on retrouva des filles. »

Actuellement, MUMBERE MAKOLO Serge consacre beaucoup de temps au Roller Sport, « C’est un plaisir de patiner et de former les jeunes car pour moi, le patin est devenu une passion. » Il espère aussi gagner sa vie de cette façon.

Nous ne pouvons que lui souhaiter une bonne chance avec ses souliers à pneu.

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UNIGOM : Une conférence de la FSIC qui éclaire l’opinion.

Par Akilimali Saleh

Vue d'une partie de la salle Gakuru lors de la conférence de la FSC. Ph. Akilimali SalehAssise sur un banc en planche, les mains sur la table, ses lunettes « vue claire » comme celles de Lumumba, Alice Muteusi assiste à la conférence de sa faculté.  Elle est étudiante en G3. La faculté des sciences de l’information et de la communication de l’Université de Goma où elle étudie a organisé le vendredi 12 Mai 2017 une conférence scientifique.

C’est dans le cadre de la journée internationale de la liberté de la presse célébrée le 03 Mai de chaque année. Cette conférence axée sur l’état de lieu de la liberté de la presse au Nord-Kivu et en RDC s’est tenue dans la grande Salle Prof Gakuru au campus du lac. Les étudiants, quelques professionnels des médias, le corps scientifique et le bureau de la faculté avaient répondu massivement à l’appel.

Dans la première intervention, le Chef de travaux Bienfait Wimana de la faculté de droit de l’Unigom a estimé que sur le plan légal, la liberté de la presse est un droit limité. « En principe, la liberté de la presse est un droit fondamental mais limité. Les professionnels des médias doivent tenir compte de certaines règles pour éviter d’être arrêté par les services Etatiques »

Alice pense à ce sujet que « la liberté de la presse ne signifie pas le libertinage. Pour un journaliste, être libre ne veut pas dire déborder ou nuire à la liberté des autres. »   Comme Alice, les autres étudiants qui ont participé à la conférence n’ont pas manqué d’appréciation par rapport à cette activité scientifique. Jospin Hangi, en souriant a dit : « un journaliste peut faire des infractions personnelles puis faire appel à sa corporation pour lui protéger, ce qui n’est pas bon. »

Le doyen la faculté des sciences de l’information et de la communication félicite son bureau pour la mobilisation des étudiants. Le Chef de travaux Aimé BUTOTIMA SAFARI promet l’intensification de ces activités au profit des étudiants de sa faculté : « L’année prochaine, des telles exercices seront suffisamment intensifiées. Nous allons organiser des journées scientifiques au premier et au second semestre pour beaucoup approfondir des notions pratiques sur la profession» dit-il car pour lui, les étudiants n’ont pas le temps pour en discuter.

Vue des orateurs et le moderateur de la conférence de la FSIC. Ph. Akilimali SalehPour Tuver Wundi, journaliste de la RTNC (chaine nationale congolaise), ces jeunes étudiants en SIC doivent garder espoir car le future du journalisme dans le pays et dans la province est dans leurs mains. « Les étudiants doivent d’abord croire en eux-mêmes. Dans la révision de la loi en cours, le législateur pourra faire recourt à leur background pour devenir journaliste professionnel. Je suis de ceux qui pensent que le journalisme n’est pas un métier des pauvres »

Alice espère participer aux prochaines conférences de sa faculté et apprendre encore plus.

La faculté des sciences de l’information et de la communication est la cadette des 8 facultés qu’organise l’Université de Goma. Elle totalise cinq ans et dans la même année académique 2016-2017, elle va injecter ses premiers licenciés au marché de l’emploi.

Pour vos commentaires et opinions qui nous intéressent, merci d’écrire sur la page commentaire de cet article.

Nouvel assassinat des journalistes après Robert SHAMWAMI.

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

 

Encore un deuil dans la communauté communicationnelle, le meurtre de plusieurs Journalistes à Paris, en France. Nos confrères du journal Charlie Hebdo abattus en pleine conseil de rédaction. Il y a moins de deux semaines dans la province du Nord-Kivu, à l’est de République Démocratique du Congo un autre journaliste a été tué. Robert SHAMWAMI SHALUBUTO, lâchement assassiné par des ennemies de la paix et de la liberté d’expression non autrement identifiés jusqu’en ce moment.
Plusieurs personnes peuvent se poser la question : Qui et surtout Pourquoi tuer toujours les journalistes ? Il ne pas le seul, chaque fois des journalistes des diverses médias sont arrêter, enlever, intimider, il ya quelques mois, un garçon de marie Noëlla MUHAMBIKWA du desk Swahili de la RTNC/GOMA qui a été enlevé par des hommes la aussi non autrement identifié. Toutes les enquêtes menées à ce sujet restent toujours sans suite. En hommage à nos confrères de la France et à ce journaliste talentueux de la chaine officielle émettant depuis Goma, nous avons posé la question à deux journalistes de la ville le pourquoi de tout ces actes de barbaries perpétré contre les journalistes.
Innocent Buchu est le premier à être interroger, il commence par condamner l’assassinat du confrère : « c’est inconcevable. Nous constatons que les journalistes sont devenus cible car dans cette année 2014, des confrères ont fait l’objet des attaques, intimidations voir même des assassinats ». Ce Photojournaliste et bloggeur indépendant à skyafrika dit tout simplement « ce sont des gens qui aiment faire taire la vérité, la réalité »
«Il faut que les structures protectrices des journalistes comme l’UNPC, la CSAC et les autres prennent leurs responsabilités… » a dit Benjamin Kasembe, concentrer sur un ordinateur avec logo de VBR FM, radio pour la quelle il travaille, il dit ne pas savoir pourquoi les journalistes sont tuer mais il répond quand même «De fois c’est à cause d’une mauvaise interprétation de différents messages que diffusent les journalistes. Certains leurs donnent des prétextes tribales ou partisanes, surtout les journalistes meurent beaucoup à l’est du pays parce que ce sont régions de en guerre»
– Par Akilimali Saleh