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UNIGOM : Une conférence de la FSIC qui éclaire l’opinion.

Par Akilimali Saleh

Vue d'une partie de la salle Gakuru lors de la conférence de la FSC. Ph. Akilimali SalehAssise sur un banc en planche, les mains sur la table, ses lunettes « vue claire » comme celles de Lumumba, Alice Muteusi assiste à la conférence de sa faculté.  Elle est étudiante en G3. La faculté des sciences de l’information et de la communication de l’Université de Goma où elle étudie a organisé le vendredi 12 Mai 2017 une conférence scientifique.

C’est dans le cadre de la journée internationale de la liberté de la presse célébrée le 03 Mai de chaque année. Cette conférence axée sur l’état de lieu de la liberté de la presse au Nord-Kivu et en RDC s’est tenue dans la grande Salle Prof Gakuru au campus du lac. Les étudiants, quelques professionnels des médias, le corps scientifique et le bureau de la faculté avaient répondu massivement à l’appel.

Dans la première intervention, le Chef de travaux Bienfait Wimana de la faculté de droit de l’Unigom a estimé que sur le plan légal, la liberté de la presse est un droit limité. « En principe, la liberté de la presse est un droit fondamental mais limité. Les professionnels des médias doivent tenir compte de certaines règles pour éviter d’être arrêté par les services Etatiques »

Alice pense à ce sujet que « la liberté de la presse ne signifie pas le libertinage. Pour un journaliste, être libre ne veut pas dire déborder ou nuire à la liberté des autres. »   Comme Alice, les autres étudiants qui ont participé à la conférence n’ont pas manqué d’appréciation par rapport à cette activité scientifique. Jospin Hangi, en souriant a dit : « un journaliste peut faire des infractions personnelles puis faire appel à sa corporation pour lui protéger, ce qui n’est pas bon. »

Le doyen la faculté des sciences de l’information et de la communication félicite son bureau pour la mobilisation des étudiants. Le Chef de travaux Aimé BUTOTIMA SAFARI promet l’intensification de ces activités au profit des étudiants de sa faculté : « L’année prochaine, des telles exercices seront suffisamment intensifiées. Nous allons organiser des journées scientifiques au premier et au second semestre pour beaucoup approfondir des notions pratiques sur la profession» dit-il car pour lui, les étudiants n’ont pas le temps pour en discuter.

Vue des orateurs et le moderateur de la conférence de la FSIC. Ph. Akilimali SalehPour Tuver Wundi, journaliste de la RTNC (chaine nationale congolaise), ces jeunes étudiants en SIC doivent garder espoir car le future du journalisme dans le pays et dans la province est dans leurs mains. « Les étudiants doivent d’abord croire en eux-mêmes. Dans la révision de la loi en cours, le législateur pourra faire recourt à leur background pour devenir journaliste professionnel. Je suis de ceux qui pensent que le journalisme n’est pas un métier des pauvres »

Alice espère participer aux prochaines conférences de sa faculté et apprendre encore plus.

La faculté des sciences de l’information et de la communication est la cadette des 8 facultés qu’organise l’Université de Goma. Elle totalise cinq ans et dans la même année académique 2016-2017, elle va injecter ses premiers licenciés au marché de l’emploi.

Pour vos commentaires et opinions qui nous intéressent, merci d’écrire sur la page commentaire de cet article.

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Nouvel assassinat des journalistes après Robert SHAMWAMI.

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

 

Encore un deuil dans la communauté communicationnelle, le meurtre de plusieurs Journalistes à Paris, en France. Nos confrères du journal Charlie Hebdo abattus en pleine conseil de rédaction. Il y a moins de deux semaines dans la province du Nord-Kivu, à l’est de République Démocratique du Congo un autre journaliste a été tué. Robert SHAMWAMI SHALUBUTO, lâchement assassiné par des ennemies de la paix et de la liberté d’expression non autrement identifiés jusqu’en ce moment.
Plusieurs personnes peuvent se poser la question : Qui et surtout Pourquoi tuer toujours les journalistes ? Il ne pas le seul, chaque fois des journalistes des diverses médias sont arrêter, enlever, intimider, il ya quelques mois, un garçon de marie Noëlla MUHAMBIKWA du desk Swahili de la RTNC/GOMA qui a été enlevé par des hommes la aussi non autrement identifié. Toutes les enquêtes menées à ce sujet restent toujours sans suite. En hommage à nos confrères de la France et à ce journaliste talentueux de la chaine officielle émettant depuis Goma, nous avons posé la question à deux journalistes de la ville le pourquoi de tout ces actes de barbaries perpétré contre les journalistes.
Innocent Buchu est le premier à être interroger, il commence par condamner l’assassinat du confrère : « c’est inconcevable. Nous constatons que les journalistes sont devenus cible car dans cette année 2014, des confrères ont fait l’objet des attaques, intimidations voir même des assassinats ». Ce Photojournaliste et bloggeur indépendant à skyafrika dit tout simplement « ce sont des gens qui aiment faire taire la vérité, la réalité »
«Il faut que les structures protectrices des journalistes comme l’UNPC, la CSAC et les autres prennent leurs responsabilités… » a dit Benjamin Kasembe, concentrer sur un ordinateur avec logo de VBR FM, radio pour la quelle il travaille, il dit ne pas savoir pourquoi les journalistes sont tuer mais il répond quand même «De fois c’est à cause d’une mauvaise interprétation de différents messages que diffusent les journalistes. Certains leurs donnent des prétextes tribales ou partisanes, surtout les journalistes meurent beaucoup à l’est du pays parce que ce sont régions de en guerre»
– Par Akilimali Saleh