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Violences sexuelles et genre: Réflexion sur notre politique pénale.

Le ministère national de la justice et droits humains avec son programme PARJ-E « Uhaki Safi » et ses partenaires ont organisé un atelier de réflexion sur les enjeux de la politique pénale en matière de violences basées sur le genre du 15 au 17 Décembre 2015 à Goma, dans la grande salle de l’hôtel Mbiza, à l’aube du 10éme anniversaire des lois N° 06/018 et 06/O19 du 20 Juillet 2006.

Vue d'arrière de certains participant à l'ateler de Uhaki safi à Goma

Vue d’arrière de certains participant à l’ateler de Uhaki safi à Goma Ph. Innocent Buchu

Par Akilimali Saleh

Les participants étaient venus de plusieurs lieux du pays. Il y était entre autres, des communicateurs, magistrats, avocats, procureurs généraux près de cours d’appels et militaires, les ONG nationaux internationaux, les syndicats et les autres acteurs judiciaires. Le ministre congolais de la justice et droits humains été représenté par son directeur de cabinet, Gérard Nkata. Tous réunis pour faire le bilan les lois sur les violences basées sur le genre et des violences sexuelles.

« Cette activité du ministère de la justice va permettre aux autorités judiciaires et les acteurs de terrain de réfléchir ensemble sur la répression des infractions de violences basées sur le genre et les violences sexuelles en particulier et voir ensemble comment renforcer la lutte contre ce type de criminalité en proposant des analyses et recommandations pour la définition d’une politique pénale bien adaptée aux contextes de notre pays » a dit Hibert Nzakimwena, régisseur du PARJ-E « Uhaki Safi »

Dans son exposé sur « l’état des lieux de l’application de la loi VSBG par les autorités judiciaires (police, juridictions et offices civils et militaires) de l’instruction à l’exécution », le Professeur Bady Kabuya de l’Université de Lubumbashi et expert du PARJ-E « Uhaki Safi » : « il faut redéfinir notre politique pénale et appliquer une politique de commisération intégratrice pour que les auteurs et les victimes soient tous au centre des actions de la justice »

Les participants ont effectués des travaux en carrefour pour faciliter les discussions, chacun de ces carrefours été constitué de tout les acteurs de la justice et un magistrat comme modérateur.

Parmi les constants, on peut noter que les civils sont en grand nombre présumé auteurs des violences sexuelles selon le rapport de monitoring judiciaire sur la répression des violences sexuelles de 2010 à 2014 de la PNUD, une des organisations participantes à cet atelier. Un élément qui a amené des vifs commentaires sur la répression des militaires en RDC.

Le programme d’appui au renforcement de la justice à l’Est de la RDC (PARJ-E) « Uhaki Safi », un des organisations participantes à cet atelier, est un programme du gouvernement de la RDC, financé par le Fonds Européen de Développement (FED) de l’Union Européenne, la Belgique et la Suède.

Plus de quarante résolutions et analyses ont été formulées à la fin de ces trois jours de réflexion et évaluation mutuelle. Ces dernières ne resterons pas sans suite mais aideront à l’amélioration comme l’a dit Gérard Nkata : « La lutte contre les violences sexuelles a deux volet. Le volet normatif revient au gouvernement et l’application de ces normes qui revient aux cours et tribunaux. Près de dix ans après, nous devons faire le bilan. Ce qui n’a pas marché si ça relève du volet normatif, le gouvernement va prendre des dispositions pour renforcer la répression, si ce sont des déficiences qui relèvent des cours et tribunaux chargé d’appliquer la loi nous allons voir ce que le gouvernement et les cours et tribunaux peuvent faire pour que chaque composante prenne ses responsabilités pour une meilleure lutte pour l’avenir »

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Nouvel assassinat des journalistes après Robert SHAMWAMI.

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

 

Encore un deuil dans la communauté communicationnelle, le meurtre de plusieurs Journalistes à Paris, en France. Nos confrères du journal Charlie Hebdo abattus en pleine conseil de rédaction. Il y a moins de deux semaines dans la province du Nord-Kivu, à l’est de République Démocratique du Congo un autre journaliste a été tué. Robert SHAMWAMI SHALUBUTO, lâchement assassiné par des ennemies de la paix et de la liberté d’expression non autrement identifiés jusqu’en ce moment.
Plusieurs personnes peuvent se poser la question : Qui et surtout Pourquoi tuer toujours les journalistes ? Il ne pas le seul, chaque fois des journalistes des diverses médias sont arrêter, enlever, intimider, il ya quelques mois, un garçon de marie Noëlla MUHAMBIKWA du desk Swahili de la RTNC/GOMA qui a été enlevé par des hommes la aussi non autrement identifié. Toutes les enquêtes menées à ce sujet restent toujours sans suite. En hommage à nos confrères de la France et à ce journaliste talentueux de la chaine officielle émettant depuis Goma, nous avons posé la question à deux journalistes de la ville le pourquoi de tout ces actes de barbaries perpétré contre les journalistes.
Innocent Buchu est le premier à être interroger, il commence par condamner l’assassinat du confrère : « c’est inconcevable. Nous constatons que les journalistes sont devenus cible car dans cette année 2014, des confrères ont fait l’objet des attaques, intimidations voir même des assassinats ». Ce Photojournaliste et bloggeur indépendant à skyafrika dit tout simplement « ce sont des gens qui aiment faire taire la vérité, la réalité »
«Il faut que les structures protectrices des journalistes comme l’UNPC, la CSAC et les autres prennent leurs responsabilités… » a dit Benjamin Kasembe, concentrer sur un ordinateur avec logo de VBR FM, radio pour la quelle il travaille, il dit ne pas savoir pourquoi les journalistes sont tuer mais il répond quand même «De fois c’est à cause d’une mauvaise interprétation de différents messages que diffusent les journalistes. Certains leurs donnent des prétextes tribales ou partisanes, surtout les journalistes meurent beaucoup à l’est du pays parce que ce sont régions de en guerre»
– Par Akilimali Saleh

Une nouvelle année, 2015 et … ?

Je me réveille ce matin et regarde sur mon téléphone, il est 6h passé. Je n’ai pas activé le réveil de mon téléphone hier soir parce que je savais que demain il y a pas cours. Allongé sur mon lit, les sons du vent dans les arbres percent le mur de ma chambre. Comme dans mes habitudes j’ouvre la fenêtre ou j’ai toujours eu une vue sur petit champ des voisins, l’air est beau et frais. Je me tourne et je vois mon calendrier, ce jeudi ne s’y trouve pas c’est alors que me souvient que c’était la bonne année. je respire encore 2015 et je dois changer ce calendrier mais pour l’esthétique il devra reste là jusqu’à l’achat d’un autre. Je sors un peu et salut les quelques voisins rencontrer à l’extérieur puis je fais mes taches ménagères comme d’habitude et me dirige vers la douche bassin d’eau avec savon et gant dans mes deux mains. Mais mon père s’y trouve, je dois l’attendre dehors. Et pour me distraire je marche en trainant mes pas. Malgré la lenteur j’arrive très vite sur la grande route à une dizaine des mètres de chez nous. Des pneus ont été brûlés dans la veillée de la nuit pour festoyer 2015 et d’un coup je vois deux petites fillettes toute souriantes passé très rapidement avec chacun un beignet. Je me demande alors comment les enfants ressentent ces moments des fêtes. Certes, beaucoup se sentent à l’aise car leurs parents restent avec eux, il aura viandes, frites, sucrés, des bières, nouveaux habits et autres leurs sont prépares . Mais dans cette année (2015) pendant combien de temps les enfants vivront ces bons moment? Combien des enfants seront battus par leurs parents ou enseignants ? Combien des enfants auront des corvées? Combien mourront de la fièvre, malaria ou autre par manque des médicaments ? Combien seront recruté de force dans des groupes armés ? Combien subiront des intimidations, tortures physique ou psychologique ? Combien seront tué par balles, par injustice ou même leurs parents ? Ce Lundi 05 Janvier beaucoup serons chassé pour les frais scolaires du premier trimestre qui vient de s’écouler. D’autres irons vendre les marchandises pour leurs parents à la place de partir aux cours. En vrai dire moi je crains que cette nouvelle année change pour les enfants dont leurs droits sont violé. Dans certaines familles les choses vont changer positivement mais dans d’autres, les conditions de vie ne changeront pas dans d’autres encore la vie sera plus difficile pour les enfants. Chacun de nous a sa place dans cette amélioration des conditions de vie des enfants. C’est un devoir à nous tous et ensembles nous pouvons parvenir à changer quelque chose. Alors de votre part ? Heureuse année à vous tous et vous toutes Par Akilimali Saleh