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Nord-Kivu : Qui veut la parité ?

Des réunions, conférences, ateliers et autres activités ne cessent d’être organisés autour de ce thème « parité ». Les hommes politiques, activistes, les ONGs locaux et internationaux en parlent toujours mais réellement qui veut cette parité ?

Par Akilimali Saleh

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Une femme qui prend des photos dans la semaine du cinéma au Kivu à Goma, RDC en Septembre 2016. Ph. bénoit Mugabo

En tout cas pas les hommes !

Ils sont habitués au pouvoir absolu, le control total des situations, avoir la dernière ou l’unique décision sur le reste de la famille dont leurs femmes.Même les hommes politiques sont hypocrites ; Sur les médias et en publics ils sensibilisent la communauté sur la « parité » mais en interrogeant leurs vies, il est facile de constater qu’ils jouent aux « Grands et seuls décideurs » à la maison. Comme pour dire que c’est pour plaire à la communauté internationale qu’ils se déclarentêtre pour la parité. D’ailleurs un homme qui écoute trop sa femme en langage de Goma est appelé « Dominique » pour dire un homme intimidé et dominé par sa femme.

Donc eux pratiquement n’en veulent pas, du moins pour la majorité.

Les femmes elles-mêmes ?

Certaines femmes pour ne pas diretoutes, n’ont pas confiance en d’autres femmes. En politique par exemple « vous ne savez pas comment une femme se comporte quand elle a le pouvoir » me disait une femme. Pourtant, le pouvoir politique est très important pour leur émancipation. Il ne faut pas généraliser. Hein ! Certaines femmes militent pour la parité mais pour d’autres les raisons restent à lire dans la suite. Comprennent-elles cette question réellement ? Utilisent-elles une bonne méthodologie ? Sont-elles écoutées par les autres femmes ?

A mon avis, elles ne sont pas écoutées par beaucoup de femmes surtout celles qui partent régulièrement dans des chambres de prière. Lesfemmes ayant une éducation rigoureuse au sujet de la famille interprètent la « parité » comme une « menace à la stabilité du foyer » etpréfèrent cette stabilité plus que le reste.Certaines se sentent heureuses d’être sous la domination du « chef de la famille, l’homme »car c’est la coutume.

Les ONGs peut-être pour le fonds.

La question que les ONGs se posent « Et si la parité serait effective ? » A cette question n’importe qui peut répondre s’il se met à la place des ONGs intervenants dans cette « lutte »même si ce mot est discutable. Quoi dire ou montrer pour avoir des donateurs ou des personnes qui vont cliquer :« je soutiens » sur leurs sites ?Quoi dire dans les grands salons, colloques  et conférences organisés pour cette cause à l’occident ?  Pour les ONGs intervenant dans ce domaine, plus ça dure, plus ça paye et personne ne veut partir au chômage. « Il faut faire semblant d’avancer tout en restant sur place », nous a dit en privé un chargé de mobilisation d’une ONG.

En tout, pour ceux qui veulent lutter, la lutte est encore longue ; car ils vont lutter longtemps. Un analyste nous a confié : « Si on peut comprendre la parité comme une semence, au Nord-Kivu il y a pas de champs. Le terrain ressemble plus à un foret. Il faut d’abord couper les arbustes et envisager le reste après »

Pour tout commentaire, suggestion ou recommandation n’hésitez pas d’écrire en bas de cet article.

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PARJ-E « Uhaki Safi » : » Le respect des DESC pour que les choses changent ! »

Dans le cadre du projet « Programme d’appui au renforcement de la Justice à l’Est de la RDC » communément appelé « UHAKI SAFI » Avocat Sans Frontières a organisé un atelier d’échange avec les étudiants de la faculté de Droit de l’ULPGL/Goma ce mercredi 09 Décembre.

Par Akilimali Saleh

Le thème principal de cette activité était «Les violations des  droits économiques, sociaux et culturels comme freins à la paix et à l’éducation (DESC) »   Une lumière jaune reflétée par les murs ensoleillés éclairait la grande salle de cette université plein d’étudiants attentionnés et curieux.

Le premier intervenant, le Prof Dady Taba de l’Université de Lubumbashi a expliqué qu’au Congo, on applique la politique pénale de commisération mais elle a des conséquences : « Cette politique consiste à mettre la victime au centre des actions et décisions judiciaires. Ces conséquences sont donc l’excès de protection de la victime qui l’infantilise et ainsi enfreindraient leurs droits car c’est les autres qui décident de leurs sors »

Quelques applaudissements ont été entendus juste avant l’exposé du deuxième invité, Maître Elie MULIGUZA, Avocat et chef des travaux à l’Université Officielle de Bukavu qui a parlé des « violations des  droits économiques, sociaux et culturels comme freins à la paix et à l’éducation ». Après ces attirantes enseignements projetées et nourris des exemples réels, il a exhorté  aux étudiants de ne pas lire la constitution et les lois du pays comme des journaux d’actualités : « Quand on lit la constitution ou les lois juste pour s’informer, c’est grave. Il faut les lire attentivement, les comprendre, et agir en s’y référant pour défendre les DESC ». Et pour marier la théorie à la pratique, il a donné même une expérience personnelle : « A Lubumbashi, dans l’ancien Katanga, un client de la SNEL a consommé 600kw le mois et a été facturé 18000Fc mais dans le même mois, un client qui a consommé 400kw dans les deux Kivu a été facturé 47000Fc, la SNEL facture toujours le triple des autres provinces. Pour faire respecter les DSEC, j’ai déposé une plainte à Bukavu qui n’a pas eu un jugement à ma faveur et je prépare les dossiers pour faire appel à la cour constitutionnelle »

A Générose Wenga de la dynamique des femmes juristes et troisième intervenante, a basé son speech sur le sujet « Le mariage précoce, frein à l’éducation de la femme » de conscientiser les participants sur le mariage précoce des filles en scolarité « vous étudiants et étudiantes, vous devez intervenir dans la société étant qu’acteur pour éradiquer ce phénomène, ces filles soufrent pour tout le reste de  la vie ».

Un conseil comme tant d’autres bien compris par les participants dont Mastaki Guilaine, étudiante à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs « ces explications et le débat nous ont permis d’avoir des idées claires et précises sur les DESC et à notre tour, former et informer les autres et même agir pour  que les choses changent dans nos milieux de vie »

Pour Jules Rhuhunemungu  de l’association Avocat sans frontière, « c’est une grande satisfaction pour tous car les étudiants de la faculté de Droit après avoir eu les informations dans cet atelier, ils pourront développer des questions des DSEC dans leurs recherches pour les TFC, Mémoires et autres. Et avec leurs œuvres et leurs déterminations, vulgariser ces notions dans toute la société pour une justice plus équitable »

Notons que cette activité a été organisée dans le cadre de  la campagne de 16 jours d’activismes contre les violences faites aux femmes.

Le programme d’appui au renforcement de la justice à l’Est de la RDC (PARJ-E) « Uhaki Safi » est un programme du gouvernement de la RDC, financé par les Fonds Européen de Développement (FED) de l’Union Européenne, la Belgique et la Suède.

 

Quartier Murara : L’insalubrité rend la vie difficile.

L’insalubrité gagne de plus en plus du terrain dans la ville de Goma, des quartiers résidentiels sont aussi envahis. L’exemple le plus concret est celui du Quartier Murara au nord-ouest de la ville.

une poubelle non entretenue dans

une poubelle non entretenue dans le quartier Murara.    Ph. Innocent Buchu

Par Akilimali Saleh

Des éléments tirés d’un reportage de BALINGENE Rosette, étudiante dans la faculté des sciences de l’information et de la communication à l’Université de Goma

Des sachets, déchets ménagers, poubelles non entretenus se trouvent dans des écoles, églises, petits marchés et même devant les maisons.

Selon Patrick, un habitat de ce quartier « ça serais due à l’absence d’une politique de gestion des immondices. Dans ce quartier de tas d’ordures et immondices jonchent de plus en plus les rues et autres lieux publiques »

D’autres habitants se sont plaints d’être envahis par ces déchets jusqu’à leurs portes.     Jeanne, une trentaine, femme de ménage est l’une d’entre eux ; pour elle « c’est nos vie ainsi que celle de nos enfants qui est en danger ».   BALINGENE Rosette a dit dans son reportage : « Les vendeurs ont aussi du mal à écouler leurs produits et ils demandent aux autorités urbaines de régler le plus tôt cette situation ».

Alors comment ces immondices arrivent-ils au vue et au su de tous ?

Certaines familles payent les enfants de la rue pour qu’ils évacuent ces immondices et la nuit, ces derniers les jettent soit dans des caniveaux, les coins des rues, et même devant les maisons d’habitation.   En passant ou même en se réveillant, on sent une odeur désagréable. Dans cet environnement insalubre, enfants et adultes tombent malade.

Les enfants qui vivent dans ce quartier sont les plus vulnérables. « Ils marchent sur ces immondices de fois pieds nus, jouent avec et d’autres en mangent sans prendre conscience que c’est un danger pour leurs santé. C’est même une menace pour leurs existence » a dit BALINGENE Rosette.

En auditionnant ce reportage avec attention, j’ai compris que quelque chose doit être faite par tous et vite pour éviter le pire.

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Nouvel assassinat des journalistes après Robert SHAMWAMI.

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

 

Encore un deuil dans la communauté communicationnelle, le meurtre de plusieurs Journalistes à Paris, en France. Nos confrères du journal Charlie Hebdo abattus en pleine conseil de rédaction. Il y a moins de deux semaines dans la province du Nord-Kivu, à l’est de République Démocratique du Congo un autre journaliste a été tué. Robert SHAMWAMI SHALUBUTO, lâchement assassiné par des ennemies de la paix et de la liberté d’expression non autrement identifiés jusqu’en ce moment.
Plusieurs personnes peuvent se poser la question : Qui et surtout Pourquoi tuer toujours les journalistes ? Il ne pas le seul, chaque fois des journalistes des diverses médias sont arrêter, enlever, intimider, il ya quelques mois, un garçon de marie Noëlla MUHAMBIKWA du desk Swahili de la RTNC/GOMA qui a été enlevé par des hommes la aussi non autrement identifié. Toutes les enquêtes menées à ce sujet restent toujours sans suite. En hommage à nos confrères de la France et à ce journaliste talentueux de la chaine officielle émettant depuis Goma, nous avons posé la question à deux journalistes de la ville le pourquoi de tout ces actes de barbaries perpétré contre les journalistes.
Innocent Buchu est le premier à être interroger, il commence par condamner l’assassinat du confrère : « c’est inconcevable. Nous constatons que les journalistes sont devenus cible car dans cette année 2014, des confrères ont fait l’objet des attaques, intimidations voir même des assassinats ». Ce Photojournaliste et bloggeur indépendant à skyafrika dit tout simplement « ce sont des gens qui aiment faire taire la vérité, la réalité »
«Il faut que les structures protectrices des journalistes comme l’UNPC, la CSAC et les autres prennent leurs responsabilités… » a dit Benjamin Kasembe, concentrer sur un ordinateur avec logo de VBR FM, radio pour la quelle il travaille, il dit ne pas savoir pourquoi les journalistes sont tuer mais il répond quand même «De fois c’est à cause d’une mauvaise interprétation de différents messages que diffusent les journalistes. Certains leurs donnent des prétextes tribales ou partisanes, surtout les journalistes meurent beaucoup à l’est du pays parce que ce sont régions de en guerre»
– Par Akilimali Saleh

Une nouvelle année, 2015 et … ?

Je me réveille ce matin et regarde sur mon téléphone, il est 6h passé. Je n’ai pas activé le réveil de mon téléphone hier soir parce que je savais que demain il y a pas cours. Allongé sur mon lit, les sons du vent dans les arbres percent le mur de ma chambre. Comme dans mes habitudes j’ouvre la fenêtre ou j’ai toujours eu une vue sur petit champ des voisins, l’air est beau et frais. Je me tourne et je vois mon calendrier, ce jeudi ne s’y trouve pas c’est alors que me souvient que c’était la bonne année. je respire encore 2015 et je dois changer ce calendrier mais pour l’esthétique il devra reste là jusqu’à l’achat d’un autre. Je sors un peu et salut les quelques voisins rencontrer à l’extérieur puis je fais mes taches ménagères comme d’habitude et me dirige vers la douche bassin d’eau avec savon et gant dans mes deux mains. Mais mon père s’y trouve, je dois l’attendre dehors. Et pour me distraire je marche en trainant mes pas. Malgré la lenteur j’arrive très vite sur la grande route à une dizaine des mètres de chez nous. Des pneus ont été brûlés dans la veillée de la nuit pour festoyer 2015 et d’un coup je vois deux petites fillettes toute souriantes passé très rapidement avec chacun un beignet. Je me demande alors comment les enfants ressentent ces moments des fêtes. Certes, beaucoup se sentent à l’aise car leurs parents restent avec eux, il aura viandes, frites, sucrés, des bières, nouveaux habits et autres leurs sont prépares . Mais dans cette année (2015) pendant combien de temps les enfants vivront ces bons moment? Combien des enfants seront battus par leurs parents ou enseignants ? Combien des enfants auront des corvées? Combien mourront de la fièvre, malaria ou autre par manque des médicaments ? Combien seront recruté de force dans des groupes armés ? Combien subiront des intimidations, tortures physique ou psychologique ? Combien seront tué par balles, par injustice ou même leurs parents ? Ce Lundi 05 Janvier beaucoup serons chassé pour les frais scolaires du premier trimestre qui vient de s’écouler. D’autres irons vendre les marchandises pour leurs parents à la place de partir aux cours. En vrai dire moi je crains que cette nouvelle année change pour les enfants dont leurs droits sont violé. Dans certaines familles les choses vont changer positivement mais dans d’autres, les conditions de vie ne changeront pas dans d’autres encore la vie sera plus difficile pour les enfants. Chacun de nous a sa place dans cette amélioration des conditions de vie des enfants. C’est un devoir à nous tous et ensembles nous pouvons parvenir à changer quelque chose. Alors de votre part ? Heureuse année à vous tous et vous toutes Par Akilimali Saleh

KISOKO : un grand un marché abandoné des vendeurs

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ph Akilimali S.

Kisoko est un marché du Quartier Kasika construit pour le compte des marchés publics envie de lutter contre les marché pirates dans la ville de Goma au Nord Kivu à l’est de la République Démocratique du Congo.     Cette espace à usage commerciale se trouvant dans l’avenue Bamate N° 40 est couverte à l’est et au nord par un chantier des dépôts abandonnés, près de la route qui servent de maison pour enfants de la rue, au sud par une école privée et à l’ouest par un vaste champ de haricots sur les stands les herbes rampantes pousse jusqu’aux étalages en planche et montent aux taules rouillées. Selon les Chefs locaux du Quartier Kasika, le marché a été construit en 2002 dans l’objectif de lutter contre les marchés anarchiques se trouvant dans les Quartiers Kasika,Katoyi et Mabanga-nord , malheureusement les vendeurs et vendeuses n’ont pas occupé ce lieu parce que pour la majorité, la clientèle se trouvé dans les rues.   Kisoko est resté vide, sauf un demi-bloc qui est occupé par quelques femmes, pourtant les soirs à quelques mètres de là, des dizaines des femmes ce qui a poussé aux quelques élèves et étudiants à faire l’étude sur le lieu parce que un calme et climat de quiétude y régnait.           Au fil des années le nombre d’élèves et étudiants a augmenté sensiblement et les enseignants ont commencé à envier le milieu. D’un coup kisoko a perdu de son statut de marché public pour devenir un célèbre lieu d’étude. Les nouvelles de sa reprise par les vendeurs Dans une interview en swahili accordée à une radio locale, Le Maire de la ville de Goma à assuré qu’il continuera avec sa politique d’assainissement de la ville dont est inclus l’opération de lutte contre les marchés pirates se trouvant sur les routes de sa juridiction , à lui d’évoquer que kisoko comme étant l’un des marchés que ces vendeuses devront s’occupées. Même si la nouvelle a plu les autorités du dit marché, ça n’a pas était le cas pour les vendeuses, ces dernière se plaigne qu’ils n’auront pas la clientèle dans ce marché comme elles en n’ont dans les rues, selon elles, c’est plus facile d’attirer un client en criant le soir dans la rue ou il va passer qu’attendre des gens dont on n’est pas sur qu’ils connaitrons le marché ; elles évoquent aussi que le marché est loin de la route et craignent les taxes qu’on va leurs imposé dans des marché comme explique Eugénie, une femme d’une trentaines année, grosse, assise sur un sac vert vielle, jambes allongées au sol à quelques centimètres à gauche des épinards et amarantes sur une bâche au sol : ‟ ici c’est notre seul espoir de survie des besoins des nos enfants et de nous même mon mari n’a pas d’emploi, c’est moi qui fait presque tout pour la famille mon capital est de 6000Fc(6.7USD) et la on va me demander chaque foi un quittance d’au moins 300Fc presque tout les jours es-ce-que je vais continuer ? Vous ne pouvez pas comprendre, c’est nous tuer L’affaire s’annonce déjà difficile car le Maire n’a pas des perspectives de s’arrêter et les femmes n’ont plus, selon une analyste qui a voulu recueillir l’anonymat, les marchés de Goma sont insuffisant pour contenir toutes ces femmes qui vendent dans les rues de la ville ; quand les Policiers arrivent, ils chassent tout le monde du lieu et quelques minutes après toutes ces femmes reviennent.

Wait and see disent les Anglais … Par Akilimali Saleh