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Goma : Semaine du cinéma au Kivu, l’image à l’honneur

Du 05 au 11 Septembre 2016, à l’Alliance Française de Goma de 08h00 à 20h00, se tient l’activité de promotion de l’art et du cinéma de la région des grands lacs africains. Il s’agit de la semaine du cinéma du Kivu pour sa première édition.

Par Akilimali Saleh

TD Jacques apprend à Amani Kavira Lydie la prise de vue. Ph. Benoit Mugabo

TD Jacques apprend à Amani Kavira Lydie la prise de vue. Ph. Benoit Mugabo

 

C’est le bureau du Réseau de Production et de Diffusion Film « R.P.D.F.I » en sigle, une organisation non gouvernement œuvrant pour la promotion du cinéma en RDC et ses plusieurs partenaires organisent cette semaine dit « la semaine du cinéma au Kivu».   Pour cette édition, Celle-ci offrira des ateliers de formation  en photographie,  designer et prise de vue. Plusieurs dizaines des jeunes sont déjà sélectionnés selon Robert Katontoka, coordonnateur de la RPDFI : « plus de cent jeunes ont postulé et ceux qui ont répondu aux critères seront formé dans la semaine par des formateurs venus de la RDC et de l’étranger »

« L’activité principale sera la projection de différents films courts et longs métrages et des films documentaires de réalisateurs de la RDC et région du Rwanda, de la Tanzanie, de l’Allemagne, du Canada et d’autres coins du monde »a dit TD Jacques Muhindo, le directeur de la Semaine du Cinéma.Chaque jour à 15h dans la semaine, les projecteurs s’ouvriront pour offrir au public des films et documentaires dans la salle de l’alliance française selon un communiqué.

Le  réalisateur et directeur de la semaine a ajouté : « Une exposition photo de l’artiste photographe Benoit Mugabo sera aussi de la partie ». Benoit Mugabo est l’un des plus grands et rares artistes photographes de la région du Kivu, il réalise plusieurs expositions et réalise ses photos dans des rues. Pourcette semaine du Kivu, « C’est avec grand plaisir que je vais exposer mes photos, elles viennent du quotidien de Goma. Ce sont des histoires qui se passent dans les routes, dans familles normales de Goma »

Cette semaine du cinéma au kivu a pour objectif de redonner place à la population locale grâce au cinéma qui tire ses scénarii dans la vie sociale« Il n’y a que le CIFF comme festival du cinéma dans cette région et c’est pour combler le vide après le CIFF que nous avons créé la semaine du cinéma du Kivu. Pour donner une nouvelle espace au cinéma pour montrer des films. L’originalité de la semaine est qu’elle donner l’opportunité à tout le monde acteurs, réalisateurs de participer et tous les films sont les bienvenus» a dit TD Jacques Muhindo.

L’entrée est gratuite mais se fait par invitation uniquement.Vous pouvez solliciter l’invitation au bureau de « R.P.D.FI » sis Q. Murara Av. Murara N°20 près de l’Alliance Française, à l’adresse-mail suivante : semainecinema@gmail.com ou appeler le+243 994 135 005.

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PARJ-E « Uhaki Safi » : » Le respect des DESC pour que les choses changent ! »

Dans le cadre du projet « Programme d’appui au renforcement de la Justice à l’Est de la RDC » communément appelé « UHAKI SAFI » Avocat Sans Frontières a organisé un atelier d’échange avec les étudiants de la faculté de Droit de l’ULPGL/Goma ce mercredi 09 Décembre.

Par Akilimali Saleh

Le thème principal de cette activité était «Les violations des  droits économiques, sociaux et culturels comme freins à la paix et à l’éducation (DESC) »   Une lumière jaune reflétée par les murs ensoleillés éclairait la grande salle de cette université plein d’étudiants attentionnés et curieux.

Le premier intervenant, le Prof Dady Taba de l’Université de Lubumbashi a expliqué qu’au Congo, on applique la politique pénale de commisération mais elle a des conséquences : « Cette politique consiste à mettre la victime au centre des actions et décisions judiciaires. Ces conséquences sont donc l’excès de protection de la victime qui l’infantilise et ainsi enfreindraient leurs droits car c’est les autres qui décident de leurs sors »

Quelques applaudissements ont été entendus juste avant l’exposé du deuxième invité, Maître Elie MULIGUZA, Avocat et chef des travaux à l’Université Officielle de Bukavu qui a parlé des « violations des  droits économiques, sociaux et culturels comme freins à la paix et à l’éducation ». Après ces attirantes enseignements projetées et nourris des exemples réels, il a exhorté  aux étudiants de ne pas lire la constitution et les lois du pays comme des journaux d’actualités : « Quand on lit la constitution ou les lois juste pour s’informer, c’est grave. Il faut les lire attentivement, les comprendre, et agir en s’y référant pour défendre les DESC ». Et pour marier la théorie à la pratique, il a donné même une expérience personnelle : « A Lubumbashi, dans l’ancien Katanga, un client de la SNEL a consommé 600kw le mois et a été facturé 18000Fc mais dans le même mois, un client qui a consommé 400kw dans les deux Kivu a été facturé 47000Fc, la SNEL facture toujours le triple des autres provinces. Pour faire respecter les DSEC, j’ai déposé une plainte à Bukavu qui n’a pas eu un jugement à ma faveur et je prépare les dossiers pour faire appel à la cour constitutionnelle »

A Générose Wenga de la dynamique des femmes juristes et troisième intervenante, a basé son speech sur le sujet « Le mariage précoce, frein à l’éducation de la femme » de conscientiser les participants sur le mariage précoce des filles en scolarité « vous étudiants et étudiantes, vous devez intervenir dans la société étant qu’acteur pour éradiquer ce phénomène, ces filles soufrent pour tout le reste de  la vie ».

Un conseil comme tant d’autres bien compris par les participants dont Mastaki Guilaine, étudiante à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs « ces explications et le débat nous ont permis d’avoir des idées claires et précises sur les DESC et à notre tour, former et informer les autres et même agir pour  que les choses changent dans nos milieux de vie »

Pour Jules Rhuhunemungu  de l’association Avocat sans frontière, « c’est une grande satisfaction pour tous car les étudiants de la faculté de Droit après avoir eu les informations dans cet atelier, ils pourront développer des questions des DSEC dans leurs recherches pour les TFC, Mémoires et autres. Et avec leurs œuvres et leurs déterminations, vulgariser ces notions dans toute la société pour une justice plus équitable »

Notons que cette activité a été organisée dans le cadre de  la campagne de 16 jours d’activismes contre les violences faites aux femmes.

Le programme d’appui au renforcement de la justice à l’Est de la RDC (PARJ-E) « Uhaki Safi » est un programme du gouvernement de la RDC, financé par les Fonds Européen de Développement (FED) de l’Union Européenne, la Belgique et la Suède.

 

Quartier Murara : L’insalubrité rend la vie difficile.

L’insalubrité gagne de plus en plus du terrain dans la ville de Goma, des quartiers résidentiels sont aussi envahis. L’exemple le plus concret est celui du Quartier Murara au nord-ouest de la ville.

une poubelle non entretenue dans

une poubelle non entretenue dans le quartier Murara.    Ph. Innocent Buchu

Par Akilimali Saleh

Des éléments tirés d’un reportage de BALINGENE Rosette, étudiante dans la faculté des sciences de l’information et de la communication à l’Université de Goma

Des sachets, déchets ménagers, poubelles non entretenus se trouvent dans des écoles, églises, petits marchés et même devant les maisons.

Selon Patrick, un habitat de ce quartier « ça serais due à l’absence d’une politique de gestion des immondices. Dans ce quartier de tas d’ordures et immondices jonchent de plus en plus les rues et autres lieux publiques »

D’autres habitants se sont plaints d’être envahis par ces déchets jusqu’à leurs portes.     Jeanne, une trentaine, femme de ménage est l’une d’entre eux ; pour elle « c’est nos vie ainsi que celle de nos enfants qui est en danger ».   BALINGENE Rosette a dit dans son reportage : « Les vendeurs ont aussi du mal à écouler leurs produits et ils demandent aux autorités urbaines de régler le plus tôt cette situation ».

Alors comment ces immondices arrivent-ils au vue et au su de tous ?

Certaines familles payent les enfants de la rue pour qu’ils évacuent ces immondices et la nuit, ces derniers les jettent soit dans des caniveaux, les coins des rues, et même devant les maisons d’habitation.   En passant ou même en se réveillant, on sent une odeur désagréable. Dans cet environnement insalubre, enfants et adultes tombent malade.

Les enfants qui vivent dans ce quartier sont les plus vulnérables. « Ils marchent sur ces immondices de fois pieds nus, jouent avec et d’autres en mangent sans prendre conscience que c’est un danger pour leurs santé. C’est même une menace pour leurs existence » a dit BALINGENE Rosette.

En auditionnant ce reportage avec attention, j’ai compris que quelque chose doit être faite par tous et vite pour éviter le pire.

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Nouvel assassinat des journalistes après Robert SHAMWAMI.

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

Studio de la radio Vbr à Goma (ph: Innocent Buchu)

 

Encore un deuil dans la communauté communicationnelle, le meurtre de plusieurs Journalistes à Paris, en France. Nos confrères du journal Charlie Hebdo abattus en pleine conseil de rédaction. Il y a moins de deux semaines dans la province du Nord-Kivu, à l’est de République Démocratique du Congo un autre journaliste a été tué. Robert SHAMWAMI SHALUBUTO, lâchement assassiné par des ennemies de la paix et de la liberté d’expression non autrement identifiés jusqu’en ce moment.
Plusieurs personnes peuvent se poser la question : Qui et surtout Pourquoi tuer toujours les journalistes ? Il ne pas le seul, chaque fois des journalistes des diverses médias sont arrêter, enlever, intimider, il ya quelques mois, un garçon de marie Noëlla MUHAMBIKWA du desk Swahili de la RTNC/GOMA qui a été enlevé par des hommes la aussi non autrement identifié. Toutes les enquêtes menées à ce sujet restent toujours sans suite. En hommage à nos confrères de la France et à ce journaliste talentueux de la chaine officielle émettant depuis Goma, nous avons posé la question à deux journalistes de la ville le pourquoi de tout ces actes de barbaries perpétré contre les journalistes.
Innocent Buchu est le premier à être interroger, il commence par condamner l’assassinat du confrère : « c’est inconcevable. Nous constatons que les journalistes sont devenus cible car dans cette année 2014, des confrères ont fait l’objet des attaques, intimidations voir même des assassinats ». Ce Photojournaliste et bloggeur indépendant à skyafrika dit tout simplement « ce sont des gens qui aiment faire taire la vérité, la réalité »
«Il faut que les structures protectrices des journalistes comme l’UNPC, la CSAC et les autres prennent leurs responsabilités… » a dit Benjamin Kasembe, concentrer sur un ordinateur avec logo de VBR FM, radio pour la quelle il travaille, il dit ne pas savoir pourquoi les journalistes sont tuer mais il répond quand même «De fois c’est à cause d’une mauvaise interprétation de différents messages que diffusent les journalistes. Certains leurs donnent des prétextes tribales ou partisanes, surtout les journalistes meurent beaucoup à l’est du pays parce que ce sont régions de en guerre»
– Par Akilimali Saleh